15 novembre 2006
Lobos marinos
Imaginez une enorme limasse avec une tete de chien ou encore un tres gros chien sans patte, ni queue. Le plus simple est de les appeler par leur vrai nom, les lions de mer ressemblent tant a cette description lorsqu'ils sont avachis sur le quai ici a Valdivia. Ce n'est plus les elegantes nages observees a Chonchi ! La ville est pourtant a 15 kilometres du Pacifique, sur le rio Calle Calle. Ce sont 32 molosses qui campent sur les berges. Certains allonges sur le ciment ou l'herbe, jouent les stars devant les promeneurs intrigues, font les beaux le museau en l'air, se grattant vigoureusement l'echine. D'autres dorment couches de tout leur long, baillants, rugissants des que quelqu'un s'en approche de trop pres. Les vieux males sont contre leur conquete, gestes de tendresse entre eux, de defense violente lorsqu'un autre male montre des signes d'interet. Je m'assois a cote et reste les regarder, rigoler de leur comportement, de leur mimiques tellement proches parfois des humains, avec ce cote attendrissant, a vouloir les carresser, mais "Ne vous en approchez pas" dit le panneau, "ce sont des animaux sauvages". Ils ne sont pas tres mobiles a cause de leur deplacement lourds et laborieux. Leur presence ici s'explique par le marche aux poissons au bord de l'eau. Ils ont flaire le bon coup en s'installant ici car tous les matins derriere les etales, c'est le nettoyage et le decoupage des poissons frais. Et ce qu'il y a a jeter va dans la riviere. C'est a qui attrapera en vol la precieuse nourriture entre lions de mer, pelicans, cormorans, mouettes... La lutte est apre, feroce. Avantage cormorans ce matin, plus agiles que 300 kilogrammes de graisse... Qu'en sera t'il demain ? Je compte les points. Photos a droite.
20:10 Publié dans Chili | Lien permanent | Envoyer cette note
13 novembre 2006
Isla de Chiloe
Un souffle profond vient subitement bousculer mes penses, je me retourne... rien !? Mon regard embrasse et profite d'un paysage sur plus de 180 degres. A droite le port de Chonchi, canots colores au mouillage se laissant orienter par le courant de la maree descendante, se fermant par une longue jetee au bout de laquelle je suis assis. Des bateaux de peche plus imposants y sont amarres derriere moi, pour decharger leurs marchandises. Plus loin le port se termine en plage se perdant au loin entre les iles du golfe du Corcovado. Le village qui se reflete dans les eaux calmes entre les canots du port, tapisse de ses maisons multicolores la colline. Pas de vent aujourd'hui, l'eau est un miroir jouant la parfaite symetrie. Une legere brume sur l'horizon vient juste voiler le tableau, masquer legerement les sommets enneiges de la Patagonie que je distingue entre 2 iles couvertes de foret, la nature a l'etat pur. Quelques bateaux vont et viennent au large. Je continue a balayer du regard ce tableau et tourne la tete a gauche, un elevage de saumons campe au fond d'une baie, des bouees oranges le ceinturant, finissant par cette longue plage de galets ou je me suis promene ce matin et qui ramene mon regard sur la jetee. J'y passe un peu de temps cet apres-midi a contempler, a ne rien faire, juste etre la et l'apprecier. Un homme vient la contourner a la rame dans sa barque en bois, un sillage se forme derriere lui, venant a peine froisser la surface de l'eau. Je le suis des yeux vers la droite, lorsqu'un nouveau souffle profond... un mouvement dans l'eau juste devant moi, la a quelques metres. Je regarde avec insistance, ne voyant rien. Puis a travers l'eau cristalline, j'apercois 2 lions de mer qui nagent l'un contre l'autre, en un elegant balai, ils sortent encore la tete pour respirer profondement, laissant aparaitre leurs gros yeux ronds noirs soulignes par une longue moustache. Ils semblent habitues a la presence humaine, alors que moi c'est le contraire, je reste les regarder, essayer d'imaginer ou ils vont la prochaine fois montrer leurs tetes pour ne pas les rater. Je suis heureux excite par cette inattendue apparition, puis les acteurs fatigues, quittent la scene pour s'eloigner vers le large. Je reste la en esperant leur retour. Ils ont du aller prevenir leurs copains car c'est 3 dauphins qui font leur apparition au large, je les vois se rapprocher en les esperant encore plus pres. Effectivement ils arrivent, viennent nager devant moi, eux ne font que passer, mais largement de quoi accroitre mon bonheur d'etre la.
Me voici aujourd'hui a Puerto Varas, dans la region des lacs et des volcans. J'aurais passe 1 semaine sur l'ile de Chiloe, a trainer dans les ports de peche, dans les petits villages aux eglises classees patrimoine de l'Unesco, me promener sur des plages desertes battues par les vents et les vagues du Pacifique, me gaver de poissons et fruits de mer... Un peu de bleu et de vert apres le desert du nord, cela fait du bien...
18:15 Publié dans Chili | Lien permanent | Envoyer cette note